Rendez-vous lundi 15h00 à l’Eldorado, Saint-Pierre-d’Oléron, pour la conférence hebdomadaire, ouverte à tous et suivie du pot de l’amitié, pour poursuivre le débat ou bavarder, en toute convivialité.

Abonnés : gratuit. Adhérents : 6 €. Non adhérents : 8 €

1/2 tarif pour les demandeurs d’emploi

Accès aux personnes à mobilité réduite

 

3 avril 2017 — La lune : vérités et légendes

Par Bernard MELGUEN, Chargé de cours d’astronomie à l’Université de Nantes, Conseiller scientifique à l’Espace des Sciences de Rennes

la luneDepuis la nuit des temps, la Lune a toujours inspiré les hommes : artistes, poètes, scientifiques, mais aussi paraît-il les loups-garous et les assassins…

Mythes, superstitions, vérités scientifiques ?

Bernard Melguen a mené son enquête et lèvera avec vous un coin du voile qui entoure la Lune et ses mystères.

Inventeur du Célescope, Bernard Melguen est chargé de cours d’astronomie à l’Université de Nantes et conseiller scientifique à l’Espace des Sciences de Rennes. Ses travaux portent sur l’histoire des sciences et les liens qui unissent l’astronomie à la mythologie.


10 avril 2017 — Rencontres et échanges culturels dans l’Orient des croisades

Par Florian BESSON

CroisadeLes États latins d’Orient, fondés après le succès de la première croisade (1099), sont peuplés par des Latins, mais surtout par des chrétiens d’Orient et des musulmans. Cette situation entraîne de nombreux échanges entre les différentes communautés, sur tous les plans : transferts culturels, emprunts linguistiques, influences politiques. Ces échanges permettent également des rencontres individuelles, amitiés improbables ou histoires d’amour romanesques, qui permettent à de rares individus de dépasser les frontières confessionnelles.

Florian Besson, ancien élève de l’École Normale Supérieure et agrégé d’histoire, est doctorant en histoire médiévale à l’Université Paris-Sorbonne. Il travaille sur l’aristocratie de l’Orient latin, entre 1097 et 1229. Il va nous présenter cette vision inhabituelle des Croisades.


15 mai 2017 — Entre Antiquité et Âge classique : les sciences et la philosophie arabes et leur influence sur l’Occident médiéval

Par Pascal CROZET, directeur de recherches au CNRS, directeur de l’unité de recherche SPHERE (Sciences – Philosophie – Histoire, CNRS – universités Paris 1 et 7).

Eléments d'Euclice en arabeLe rôle de la civilisation arabe et islamique dans la transmission vers l’Europe des savoirs scientifiques et philosophiques grecs est reconnu depuis longtemps. Par exemple les fameux Éléments d’Euclide sont parvenus en Occident par le biais de leur traduction arabe et non directement à partir du grec.

Les dernières recherches en histoire des sciences et en histoire de la philosophie permettent aujourd’hui de mieux saisir ce moment arabe de l’histoire de la pensée. Il ne s’agit plus, de ce point de vue, de ne voir en l’Islam que le conservatoire de la science grecque, et donc de se contenter de décrire les mécanismes de transmission d’une aire culturelle à une autre. Il y a aussi, dans les domaines scientifique et philosophique, des développements propres à cette civilisation dont il importe de comprendre les lignes de force et de mesurer l’influence.


22 mai 2017 — Défense et Illustration du Code du Travail

Par Pierre JOXE

Pierre JoxeLe principe d’un livre du Code du Travail est adopté par la loi du 28 décembre 1910. Sa préparation prend du retard, et bien qu’il ne s’agisse pour partie que d’une compilation de lois existantes, il n’est achevé que le 25 février 1927.

Il sera complété à quelques reprises, en particulier en 1973.

Est-il véritablement utile de le simplifier ou de le réformer ? Tout le monde a en mémoire les oppositions à la loi El Khomri et son passage en force en 2016.

Pierre Joxe nous donnera le point de vue d’un juriste éclairé.

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29 mai 2017 — La “ville verte” au XVIIIe siècle

Par Jan SYNOWIECKI

Jardins XVIIIeLes villes du XVIIIe siècle, marquées par une croissance démographique considérable, voient de nouveaux questionnements surgir : comment préserver la qualité de vie dans un environnement qui se densifie ? Quel peut être le rôle des jardins, des espaces verts et des places publiques dans la circulation de l’air face aux premières pollutions ? Comment les jardins s’inséraient-ils dans le tissu urbain ? Ces nouvelles interrogations n’allaient pas sans controverses.

Les jardins étaient donc également des laboratoires des conflits urbains, et leur histoire a beaucoup à nous enseigner : des débats houleux pour l’appropriation de l’espace jardinier face aux débordements de la ville se manifestaient avec vigueur, et les riverains des jardins n’étaient pas tous d’accord sur l’usage qu’il fallait faire de ces nouveaux espaces, sans compter que les institutions devaient constamment arbitrer entre les hommes, les végétaux et les animaux.

À l’heure où la plupart des villes se lancent dans des projets de végétalisation ou de re-naturalisation, le détour par l’histoire de cette ville oubliée nous éclairera sur les enjeux d’une bonne gouvernance.


12 juin 2017 — Courbet en Saintonge

Par Gaby SCAON

Paysage Gustave Courbet Collections des Musées de Saintes
Gustave Courbet Collections des Musées de Saintes©Michel Denis

En mai 1862, Courbet s’installe en Saintonge, chez le mécène Étienne Baudry. Avec les peintres Auguin et Pradelles, il découvre la nature des bords de Charente et pratique la peinture de plein air. Durant presque une année, il accumule une production importante faite de paysages, de nus, de portraits, de peintures florales et de scènes de genre.

Le même été, Corot vient rejoindre le petit groupe d’artistes, qui se retrouvent ainsi à travailler devant les mêmes paysages, s’influençant les uns les autres, exprimant diversement leur conception de la représentation de la nature. À une époque charnière pour l’histoire de l’art, Courbet réaliste et Corot lyrique se confrontent ainsi, entraînant dans leur sillage des jeunes peintres régionaux qui vont par la suite tirer parti des leçons des maîtres, puis tracer leur chemin chacun à sa manière. C’est ce moment privilégié que vous fera partager Gaby Scaon, soulignant les échanges intellectuels et artistiques, exacerbés par la confrontation des sensibilités.


19 juin 2017 — L’Inde des Maharajas : le Rajasthan

Par Gaël de GRAVEROL

MAHARAJA_FAMILYAu nord­-ouest de l’Inde, l’image du Rajasthan avec ses cités jardins sises aux marges du désert, ses palais exubérants et ses réserves animalières refuges du tigre du Bengale et de l’antilope cervicapre, symbole de l’hindouisme, s’impose sans nul doute dans notre imaginaire du sous-­continent emprunt des récits des voyageurs européens à l’époque du Raj britannique.

La région, qui abrita aussi 21 États princiers jusqu’à l’Indépendance en 1947 est aussi le conservatoire d’une culture largement articulée autour de la valeur centrale de la royauté toujours incarnée par les Rajpoutes, l’ex­-caste dominante dont étaient issus la grande majorité des Maharajas rajasthanais. Éclairés, débonnaires ou intrigants, les souverains du Rajasthan se caractérisaient par un même raffinement, un goût de l’apparat, une soif d’honneurs et de maîtrise qui ont profondément travaillé l’art de vivre et les traditions locales.

Cette conférence en images propose d’ouvrir une fenêtre sur la culture et l’histoire d’une région qui continue d’être la plus visitée du sous­-continent indien.