Rendez-vous lundi 15h00 à l’Eldorado, Saint-Pierre-d’Oléron,

pour la conférence hebdomadaire, ouverte à tous et suivie du pot de l’amitié, pour poursuivre le débat ou bavarder, en toute convivialité.

Abonnés : gratuit. Adhérents : 5 €. Non adhérents : 7 €

1/2 tarif pour les demandeurs d’emploi

Accès aux personnes à mobilité réduite

Chères amies, chers amis de l’UTL,

conformément aux nouvelles directives gouvernementales, L’UTL a décidé de suspendre toutes ses activités jusqu’à nouvel ordre.

Lorsqu’une reprise sera envisageable, nous vous en tiendrons informé·e·s via la lettre et ce site internet 

En attendant, continuez à appliquer les consignes de prudence et prenez soin de vous.


16 mars 2020 – Les Inuit de Sorapialuk  Reportée à une date ultérieure

Par Jocelyne Ollivier-Henry, seule femme occidentale à séjourner à Siorapaluk, village le plus septentrional du Groenland

Jocelyne Ollivier-Henry, ancien professeur d’Education Physique, fréquente en 1974 l’Université de Montréal et le Centre d’études arctiques, où elle étudie l’ethnologie et la nutrition. En 1979 elle part à la découverte du Groenland. Successivement elle étudie les dialectes, la nourriture traditionnelle, les réactions physiologiques de la femme dans les régions polaires….

Elle a séjourné plus de quinze ans dans le village de Siorapaluk et partage désormais sa vie entre Bretagne et Groenland.

A Siorapaluk, vivent les Inuit du pôle. A 78° de latitude, ce village est le plus septentrional du Groenland, sa population est de 45 habitants.

Jocelyne Ollivier-Henry retrace l’Histoire des Inuit, des premières migrations à nos jours. Ellle évoque au rythme des saisons, la flore, la faune, la vie quotidienne des chasseurs et de leurs familles dans un environnement hostile, la chasse aux mammifères marins, aux oiseaux migrateurs et la pêche à l’omble. La préparation des peaux, la fabrication des vêtements, la nuit polaire, la fête de Noël, les visites autour du thé en attendant le retour du soleil…


23 mars 2020 – Robespierre et la terreur

Reportée à une date ultérieure

Par Jean-Clément Martin, professeur émérite à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne

Robespierre (1758-1794), ses « anti » et ses « pro » font régulièrement surface dans le débat public. L’affrontement est le plus souvent sans nuance et s’appuie sur deux figures mythiques de Robespierre : « l’incorruptible » républicain, incarnation de la Révolution, ou le « monstre assoiffé de sang », instigateur de la Terreur. Si bien que l’historien Marc Bloch (1886-1944) s’exclamait déjà : « Robespierristes, antirobespierristes, nous vous crions grâce, par pitié, dites-nous, simplement, quel fut Robespierre. »

On peut attendre de Jean-Clément Martin qu’il fasse beaucoup mieux que cela, qu’il démonte les mythes construits dès sa mort et en souligne les objectifs, qu’il nous aide à « comprendre comment et pourquoi les éléments de sa courte vie ont pu servir à bâtir l’échafaudage proprement monstrueux qui l’a enseveli et immortalisé. »


30 mars 2020 – Collectionneurs, mécènes et artistes américains (1900-1940)

Par Jean-Paul Salles, docteur en histoire

Reportée à une date ultérieure

Le jour des Alliés, Childe Hassam

Les Américains ont des fleuves majestueux, des paysages grandioses … mais ils n’ont pas de cathédrales, ni d’artistes notables jusqu’à la fin du XIXe siècle. Ils vont donc se mettre à l’école de l’Europe, envoyant leurs jeunes artistes en formation, à Paris notamment, achetant des œuvres anciennes, parfois des églises entières (exposées aujourd’hui aux Cloisters, ce musée de New York installé sur la rive de l’Hudson). Mais ils firent preuve aussi d’audace, à l’image du Docteur Barnes ou de Gertrude Stein, achetant les œuvres des peintres novateurs, Matisse ou Picasso.

Et bien vite ils eurent leurs peintres, Mary Cassatt par exemple, ou leurs photographes, Alfred Stieglitz. Leurs musées se peuplent peu à peu des œuvres majeures de la modernité comme les Demoiselles d’Avignon, arrivées au Moma (Museum of Modern Art) de New York, à la fin des années 20. Pendant la guerre, ce sont les hommes qu’ils sauvent de la barbarie nazie, André Breton, Max Ernst ou Claude Lévi-Strauss, parmi d’autres.