Rendez-vous lundi 15h00 à l’Eldorado, Saint-Pierre-d’Oléron,

pour la conférence hebdomadaire, ouverte à tous et suivie du pot de l’amitié, pour poursuivre le débat ou bavarder, en toute convivialité.

Abonnés : gratuit. Adhérents : 5 €. Non adhérents : 7 €

1/2 tarif pour les demandeurs d’emploi

Accès aux personnes à mobilité réduite


 

9 mars 2020– Franz Schubert, la musique au coeur

Par Michèle Lhopiteau Dorfeuille, professeur de musique et chef de chœur

Franz Peter Schubert est à la fois le plus célèbre, le plus prolifique et le moins joué des grands compositeurs du 19e siècle.

Bien que mort à 31 ans, son œuvre compte un millier de compositions pour tous les genres musicaux excepté le concerto. Une grande partie ne fut éditée qu’après sa mort et sa valeur reconnue seulement un siècle plus tard.

Si tout le monde connaît son nom (associé à un poisson !), qui, aujourd’hui, donne en récital ses dernières sonates pour piano, ou programme ses quinze opéras, ses sept messes, trois cents œuvres chorales ou ses neuf symphonies ?

Souvent son extraordinaire musique de chambre illustre des films à succès mais combien de spectateurs lui en attribuent la paternité ?

Notre conférencière, Michèle Lhopiteau Dorfeuille, à partir de nombreux extraits commentés, va vous faire rencontrer cet homme discret et attachant, beaucoup plus complexe qu’on pourrait à priori le penser.

Le poète Mayrhofer disait de lui : « son caractère était un mélange de tendresse et de rudesse, de sensualité et de naïveté, de civilité et de mélancolie ».


16 mars 2020 – Les Inuit de Sorapialuk

Par Jocelyne Ollivier-Henry, seule femme occidentale à séjourner à Siorapaluk, village le plus septentrional du Groenland

Jocelyne Ollivier-Henry, ancien professeur d’Education Physique, fréquente en 1974 l’Université de Montréal et le Centre d’études arctiques, où elle étudie l’ethnologie et la nutrition. En 1979 elle part à la découverte du Groenland. Successivement elle étudie les dialectes, la nourriture traditionnelle, les réactions physiologiques de la femme dans les régions polaires….

Elle a séjourné plus de quinze ans dans le village de Siorapaluk et partage désormais sa vie entre Bretagne et Groenland.

A Siorapaluk, vivent les Inuit du pôle. A 78° de latitude, ce village est le plus septentrional du Groenland, sa population est de 45 habitants.

Jocelyne Ollivier-Henry retrace l’Histoire des Inuit, des premières migrations à nos jours. Ellle évoque au rythme des saisons, la flore, la faune, la vie quotidienne des chasseurs et de leurs familles dans un environnement hostile, la chasse aux mammifères marins, aux oiseaux migrateurs et la pêche à l’omble. La préparation des peaux, la fabrication des vêtements, la nuit polaire, la fête de Noël, les visites autour du thé en attendant le retour du soleil…


23 mars 2020 – Robespierre et la terreur

Par Jean-Clément Martin, professeur émérite à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne

Robespierre (1758-1794), ses « anti » et ses « pro » font régulièrement surface dans le débat public. L’affrontement est le plus souvent sans nuance et s’appuie sur deux figures mythiques de Robespierre : « l’incorruptible » républicain, incarnation de la Révolution, ou le « monstre assoiffé de sang », instigateur de la Terreur. Si bien que l’historien Marc Bloch (1886-1944) s’exclamait déjà : « Robespierristes, antirobespierristes, nous vous crions grâce, par pitié, dites-nous, simplement, quel fut Robespierre. »

On peut attendre de Jean-Clément Martin qu’il fasse beaucoup mieux que cela, qu’il démonte les mythes construits dès sa mort et en souligne les objectifs, qu’il nous aide à « comprendre comment et pourquoi les éléments de sa courte vie ont pu servir à bâtir l’échafaudage proprement monstrueux qui l’a enseveli et immortalisé.« 


30 mars 2020 – Collectionneurs, mécènes et artistes américains (1900-1940)

Par Jean-Paul Salles, docteur en histoire

Le jour des Alliés, Childe Hassam

Les Américains ont des fleuves majestueux, des paysages grandioses … mais ils n’ont pas de cathédrales, ni d’artistes notables jusqu’à la fin du XIXe siècle. Ils vont donc se mettre à l’école de l’Europe, envoyant leurs jeunes artistes en formation, à Paris notamment, achetant des œuvres anciennes, parfois des églises entières (exposées aujourd’hui aux Cloisters, ce musée de New York installé sur la rive de l’Hudson). Mais ils firent preuve aussi d’audace, à l’image du Docteur Barnes ou de Gertrude Stein, achetant les œuvres des peintres novateurs, Matisse ou Picasso.

Et bien vite ils eurent leurs peintres, Mary Cassatt par exemple, ou leurs photographes, Alfred Stieglitz. Leurs musées se peuplent peu à peu des œuvres majeures de la modernité comme les Demoiselles d’Avignon, arrivées au Moma (Museum of Modern Art) de New York, à la fin des années 20. Pendant la guerre, ce sont les hommes qu’ils sauvent de la barbarie nazie, André Breton, Max Ernst ou Claude Lévi-Strauss, parmi d’autres.